Coopération | Situation sécuritaire à l’Est de la RDC : Les 7 chefs d’Etat de l’EAC attendus à Nairobi pour un conclave à huis clos !

C’est dans un contexte de tension grandissante entre Kinshasa et Kigali que le Chef d’État Kényan, Président en exercice de la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC), Uhuru Kenyatta a convoqué ce lundi 20 juin à Nairobi, le 3ème Conclave des Chefs d’Etat de l’EAC sur « le Dialogue Inter-Congolais du Processus de Nairobi et la Situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo. »

Ces assises interviennent quelques jours après l’appel du président kényan au déploiement d’une Force régionale dans la partie Est de la RDC en vue de rétablir la paix.

« (…) un caucus militaire inaugural de l’EAC à Goma a cherché à examiner le lien des synergies intrinsèques des processus politique et militaire », souligne le communiqué d’Uhuru Kenyatta.

Peu avant le conclave, les responsables militaires des sept pays membres de la communauté économique des Etats Est africain présenteront leurs propositions aux Chefs d’Etat.

Si le déploiement de la Force régionale sous les auspices de la Communauté d’Afrique de l’Est est vu par le président en exercice de l’EAC comme une solution adéquate en vue de rétablir la paix et la sécurité en RDC, Kinshasa ne semble pas partager cet avis.

Le 14 juin dernier, à l’issue du Conseil supérieur de défense, le président Tshisekedi a demandé le retrait des troupes rwandaises, qu’il accuse depuis quelque temps de soutenir les rebelles du M23 ainsi que de la suspension des accords qui lient son pays à celui de Paul Kagame.

Depuis la prise de Bunagana par le M23, les tensions se sont intensifiées davantage entre le gouvernement congolais et rwandais, mais aussi avec l’Ouganda, accusé d’avoir appuyé les rebelles.

En marge du 3ème conclave des Chefs d’Etat de l’EAC, le président congolais est arrivé à Nairobi ce dimanche 19 juin pour un tête avec son homologue Kényan.
Félix Tshisekedi est accompagné du Vice-premier ministre, ministre des Affaires étrangères ainsi que du ministre de la Défense.

Osée Kabamba ✍️

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