Kasaï Oriental : Nathalie Kambala plaide en faveur des femmes mariées survivantes des violences sexuelles pendant la guerre de Kamuina Nsapu
A l’occasion de la clôture ce vendredi 21 octobre 2022 , de l’atelier de renforcement de capacités des leaders traditionnels sur les violences basées sur le genre VBG , organisé avec l’appui du Haut commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés UNHCR, la coordinatrice de l’ONG Femme Main dans la Main pour le Développement Intégral ( FMMDI) a plaidé la cause des toutes les femmes victimes des violences sexuelles mais qui subissent en plus l’injustice des traditions .
Répondant aux questions de laproximité.net sur le sens de son plaidoyer, Nathalie Kambala affirme partager la douleur de cette femme qui a été violée en présence de son mari et de ses enfants. Cette femme qui par la suite se voit mise à la porte du toit avec interdiction de voir ses propres enfants ! Cette femme qui avale ses larmes matin midi et soir pour un malheur immérité mais continue d’appeler à l’aide :
<<Nous, en tant qu’actrice de développement et de changement,nous militons pour ces femmes qui ont été victimes des violences sexuelles. Nous avons dit aux chefs coutumiers que nous ne venons pas changer les coutumes, mais plutôt leur faire comprendre que la femme victime des violences sexuelles n’a pas commis l’adultère , même pas l’infraction. Par contre, elle a besoin d’accompagnement. Elle ne doit pas être stigmatisée , elle doit être protégée et aimée davantage parce qu’elle a été victime.
Et d’ajouter : »Mais nous avons compris qu’on la victimise davantage par certaines pratiques traditionnelles . C’est comme ça que nous avons commencé à faire le plaidoyer pour la réunification de ces familles séparées pendant la guerre de Kamuina Nsapu et voir dans quelle mesure les chefs traditionnels peuvent accepter de comprendre que l’acte de violence sexuelle ne pas l’acte d’adultère.>>
Les chefs coutumiers qui ont à la même occasion écouté deux victimes de violences sexuelles, ont entamé des discussions d’harmonisation des vues afin d’élaborer un acte d’engagement en faveur des femmes survivantes et de la lutte contre toutes formes de violences basées sur le genre . Un acte qu’ils pourraient signer lundi 24 octobre à l’hôtel Gloria dans la commune de la Kanshi.
Daniel Mukeba Kayemba✍